La nouvelle constitution a redonné aux Hongrois la fierté dans leur identité, signale un eurodéputé

The Crown, Sword, Sceptre and Globus cruciger of Hungary, in the Hungarian Parliament Building

Le blog Benoît-et-moi a traduit en français et reproduit sur ses pages un article d’Andrea Camaiora, paru sur le site italien La Bussola Quotidiana, qui donne un intéressant compte-rendu de deux présentations faites à Rome par l’eurodéputé PPE József Szájerl, présidant de la Commission pour la rédaction de la nouvelle constitution hongroise et auteur de son célèbre préambule.

Voici quelques extraits de l’article:

« Certains auraient préféré que nous ne mentionnions pas le Roi Saint Etienne dans le préambule de notre nouvelle Constitution. Eh bien, si nous ne l’avions pas fait, nous aurions nié nos racines, notre histoire, en un mot la vérité».

L’eurodéputé PPE József Szájerl est apparu convaincant, déterminé, charismatique, lors d’une visite à Rome lundi pour une rencontre le matin avec la presse à l’ambassade de Hongrie, et le soir avec des étudiants de la prestigieuse John Cabot University. […]

József Szájer a eu l’occasion de répéter que le choix de se doter d’une nouvelle Constitution était fortement ressenti par les Hongrois, parce que les institutions démocratiques développés progressivement depuis 1990 reposaient toujours sur le désormais daté et discuté texte de la Constitution soviétique de 1949 «copié ‘sic et simpliciter’ de la constitution soviétique de 1936». […]

Il ne faut pas sous-estimer, a déclaré l’eurodéputé, le fait que les Hongrois ont subi pendant des décennies le despotisme communiste qui a profondément conditionné leur façon de concevoir la politique, les institutions et la cohabitation sociale, comme ailleurs dans le reste de l’Europe de l’Est. Donner une nouvelle constitution aux Hongrois, dit-il, a contribué à redonner aux hongrois la fierté dans leur identité, celle d’un peuple qui, au temps des Habsbourg, avant le déclenchement de la Première Guerre mondiale, se vantait d’un “PIB” (ndt: il vaudrait mieux dire “niveau de vie”) supérieur à celui de l’Autriche.

L’eurodéputé s’est beaucoup battu ces dernières années à Strasbourg et à Bruxelles (en proposant par exemple, il y a deux ans, une «résolution du Parlement européen sur la conscience européenne et le totalitarisme»), avec des collègues d’autres pays ayant appartenu au Pacte de Varsovie, pour la reconnaissance d’une équivalence entre le nazisme et le communisme qui, en Occident, pour différentes raisons, est ignorée, mais qui est compréhensible et fortement ressentie par tous les peuples qui ont durement souffert du régime communiste. La dernière preuve a été donnée par la petite république balte de Lettonie, dont la population est pour un tiers russophone, et où vient d’avoir lieu un référendum sur l’adoption du russe comme seconde langue. Eh bien la consultation a vu une participation de quelque 70% et un rejet sans appel par au moins 80% de “non”.

Source : Benoît-et-moi

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